Le Cercle : The Ring
de Gore Verbinski (2002)
   30 Mars 2018  

Nous y voilà, voici la quatrième et dernière version de Ring, la version américaine titrée Le Cercle : The Ring (dans la famille titre totalement absurde, on atteint des sommets là), réalisée par Gore Verbinski en 2002. Au moment de nous lancer dans cette semaine à thème, nous avions déjà vu la version de Nakata et cette version américaine. La version japonaise était pour nous la référence et le mal était représenté par ce remake étasunien. Mais cette semaine, après un téléfilm japonais moyen et un film sud-coréen assez terrible, notre opinion sur le film du jour a quelque peu évolué.

Rachel, une journaliste et mère célibataire, vient de perdre sa nièce dans des circonstances étranges. Sa soeur lui fait promettre d'enquêter sur la question afin de découvrir ce qui s'est réellement passé. Elle découvre rapidement que sa nièce était partie en weekend avec des amis et que ceux-ci avaient trouvé et visionné une étrange cassette vidéo. Rachel la retrouve et ne résiste pas à l'envie de la visionner à son tour, mettant ainsi sa vie en danger.

Nous aurions pu nous passer de ce synopsis, mais jamais trois sans quatre ! Maintenant que nous sommes des spécialistes de Ring, nous pouvons analyser cette version américaine et en tirer un certain nombre de qualités. À commencer par la qualité des acteurs et de leur jeu ! Après avoir subi Ring Virus et ses terribles acteurs, suivre les aventures de Naomi Watts, Martin Henderson et autres Brian Cox est un véritable plaisir. Alors certes, le budget du Cercle est très confortable (pratiquement 50 millions de dollars) et il a donc été possible d'engager des acteurs confirmés, mais cela n'excuse pas la version sud-coréenne pour autant.

Vient ensuite le développement des personnages, le soin apporté à leur personnalité. Même si l'on reste dans des eaux assez semblables au film de Hideo Nakata, Rachel, interprétée par Naomi Watts, est une femme indépendante et forte, négligeant quelque peu son fils Aidan. Martin Henderson, qui interprète Noah, le père d'Aidan, est loin du sérieux professeur d'université de la version japonaise. Il est plus jeune, spécialiste de vidéo et photographie, et n'est initialement pas une figure paternelle viable pour l'enfant qu'ils ont eu. Aidan lui-même, interprété par David Dorfman, a droit à bien plus de présence à l'écran et de participation à l'intrigue que dans n'importe quelle autre version de Ring. Des personnages plus travaillés donc, qui donne un peu de profondeur à l'intrigue, encore un bon point.

Et même d'un point de vue horrifique, Le Cercle parvient à faire remonter le niveau quelque peu, sans jamais arriver à celui du Ring japonais (selon nous évidemment). Le principal défaut du Cercle réside dans la structure de son intrigue et dans son utilisation de la cassette maudite. La version japonaise joue la carte de l'ambiance et de la spiritualité là où Le Cercle revient à une progression plus linéaire et simpliste, transformant la cassette en jeu de piste et indices que les personnages principaux suivent pas à pas. Certaines mauvaises langues, dont nous ne faisons définitivement pas partie, diront que le déroulement et l'enchaînement a été simplifié pour ne pas trop bousculer le public américain.

Le Cercle : The Ring s'avère finalement être une version plutôt correcte du roman de Koji Sujuki, même s'il s'agit clairement d'un simple remake du film japonais et non pas une nouvelle adaptation du roman. Nous lui attribuons une pastille jaune et espérons que cette semaine nous aura permis de mettre en lumière ces quatre adaptations et de conjurer le mauvais sort évidemment. L'aventure Ring n'est pas terminée pour autant, il existe encore une série de films, de courts-métrages ou même une mini-série télé que nous pourrions voir pour compléter notre exploration du sujet. Nous ne manquerons pas d'ajouter prochainement Ring 2 (version japonaise), Ring 0 et Le Cercle - The Ring 2.

 

Arflane