Clinger
de Michael Steves (2015)
   20 Septembre 2016  

Une comédie-romantique-horrifique-adolescente ... ça vous dit ? Si on nous l'avait présenté comme ça nous aurions probablement dit NON sans grandes hésitations. Mais la vie étant faite de nombreuses mésaventures, nous avons été appâtés par l'affiche plutôt réussie de Clinger, et il était alors trop tard pour faire demi-tour.

Fern est une étudiante américaine à peu près comme les autres. Elle aime la course à pied et son petit ami Robert. Sauf que ce dernier commence à être un peu trop collant et Fern a la ferme intention de mettre fin à leur relation. La séparation ne se passe absolument pas comme prévu et ils se retrouvent dans une étrange situation où vivante et mort vont devoir apprendre à cohabiter.

Avant de nous lancer dans une analyse poussée et intensive de ce long-métrage, attardons-nous quelques instants supplémentaire sur l'affiche de Clinger, qui reste malgré tout le meilleur élément de l'ensemble. Un magnifique ours en peluche au regard assassin avec un petit couteau entre les pattes, juste devant une femme aspergée de sang et dotée de belles grosses incisives. De quoi satisfaire tout fan d'horreur vous en conviendrez.

Mais arrive alors un moment où le film commence et les premières minutes de Clinger ne parviennent pas à faire illusion bien longtemps. Il s'agit du premier long métrage de Michael Steves et cela se sent. Les décors et les cadrages sont peu soignés et donnent instantanément un aspect amateur au film. Difficile de remonter la pente à partir de là et les acteurs peuvent bien faire tout ce qu'ils veulent pour sauver la situation (pour peu qu'ils en soient capable évidemment), rien n'y fait. Ceux-ci ne sont d'ailleurs pas fondamentalement mauvais, mais les personnages qu'on leur fait jouer ainsi que le ton très "enfantin" et surjoué adopté par l'intrigue n'arrangent rien. Clinger ressemble du coup à une comédie pour adolescents produite par Walt Disney, et certainement pas à un film d'horreur, aussi comédie-horrifique soit-il.

Michael Steves nous aura donc pondu un film un peu neuneu définitivement destiné à un public adolescent. Tout n'est pas à jeter dans les idées proposées, mais il n'avait juste pas les moyens financiers et techniques, sans parler des connaissances cinématographiques nécessaires pour donner correctement vie à son univers. Clinger est par moments un peu pénible à regarder et ne reçoit qu'une petite pastille orange décevante. Michael Steves a semble-t-il déjà achevé son prochain film, West of Hell, un nouveau film d'horreur, souhaitons qu'il soit plus abouti et mieux réussi.

Arflane