Cub
de Jonas Govaerts (2014)
   14 Mars 2015  

Grand moment dans les pages de Passion Horreur, nous accueillons notre premier film belge ! Nous avions déjà Two Eyes Staring - La diabolique, qui était une co-production hollando-belge, mais Cub est (sans avoir vérifié, nou l'avouons) le premier pur produit belge de notre blog. C'est évidemment notre faute car nous aurions pu, depuis longtemps, écrire un article sur Calvaire de Fabrice Du Welz. Une erreur que nous corrigerons peut-être bientôt.

Une troupe de scouts et leurs trois moniteurs partent pour un séjour en forêt. Ils trouvent un coin tranquille et y installent leurs tentes. Les moniteurs, pour ajouter un peu de mystère au séjour, parlent aux scouts d'un mystérieux loup-garou vivant dans les environs et ayant déjà tué quelques promeneurs imprudents. Un de leurs scouts, le jeune Sam, prend leur histoire au pied de la lettre et n'hésite pas à partir explorer les environs pour trouver la créature. Et malheureusement pour la troupe, Sam va bel et bien trouver quelque chose.

Cub, également titré Welp, est un film d'horreur volontairement tourné vers le passé. Le réalisateur a voulu coller à une ambiance "années 80", mêlant des influences de Spielberg et de Carpenter. Pour peu que ces influences soient bien digérées, on peut imaginer que le film doit être muni d'une solide histoire avec des personnages travaillés et que la mise en scène va être soignée. Et les références sont plutôt bien maîtrisées et parfaitement perceptibles. Le côté Spielberg est évidemment là aux travers des enfants et de l'aventure qu'ils vont vivre. Et Carpenter nous saute lui aussi aux oreilles au travers de la musique qui ouvre les débats et qui vient régulièrement ponctuer le film.

L'intrigue est prenante et le casting est bon. Les enfants, même si tous n'ont pas de rôle parlant, sont crédibles et leurs apparitions ne viennent heureusement pas plomber l'ambiance. Le reste du casting est lui aussi à la hauteur, avec notamment un des moniteur qu'on a aucune peine à détester. Le dernier tiers du film n'est pas tout à fait au niveau du reste, retombant quelque peu dans des schémas plus classiques et perdant un peu de la magie spielbergienne. Mais même si nous émettons quelques réserves sur la fin, Cub reste malgré tout une excellente surprise et la preuve que même un petit pays comme la Belgique est capable de produire de très bons films fantastiques (si la Suisse nous écoute ...).

Cub reçoit une pastille jaune et aurait pu prétendre à une pastille verte si la fin avait été mieux maîtrisée (sans prétendre que cela aurait été chose facile). Nous vous recommandons évidemment de le voir et de nous faire part de vos commentaires.

Arflane