Demonic Toys : Personal Demons
de William Butler (2010)
   21 Juillet 2020  
Demonic Toys : Personal Demons sur IMDb  

Mine de rien, nous progressons bien dans notre exploration de la franchise Puppet Master et nous nous rapprochons sérieusement de la fin. Demonic Toys : Personal Demons est le quatorzième film de la saga et il ne nous en restera plus que quatre. Le film du jour est le dernier à ne pas mettre en scène les poupées de Toulon, un dernier détour par les jouets démoniaques que nous adorons tous.

Un collectionneur de jouet étranges et anciens se rend dans un château en Italie où l'attend une pièce de choix. Il s'y rend avec sa fiancée, son beau-fils, un employé et une médium, mais surtout avec une caisse en bois contenant trois jouets démoniaques récupérés aux États-Unis. Enfermés dans le château et confrontés à des jouets qui reprennent vie, nos amis vont regretter le déplacement.

Comment des producteurs ont pu se dire que faire une série de films traitant d'un bébé, d'un ours en peluche et d'un diable en boîte, restera probablement un mystère pour nous jusqu'à la fin des temps. Seul le bébé s'exprime, nous offrant sa meilleur imitation de Baby Herman (qui apparaît dans Qui veut la Peau de Roger Rabbit en 1988, quatre ans avant le premier Demonic Toys), et les deux autres se contentent de grogner ou rire. Mais nous voilà devant Demonic Toys 2 et nous allons voir une nouvelle fois de quel bois se chauffent ces jouets.

Heureusement pour nous, de réelles tentatives ont été effectuées pour nous proposer une véritable histoire. Les jouets sont extraits de leur vieil entrepôt et ont l'occasion de semer la pagaille dans un château italien. Une nouvelle poupée vient s'ajouter à la collection dans cet opus, et cela ajoute également un petit quelque chose. Sans oublier la petite panoplie de personnages coincés à la merci des jouets démoniaques, de quoi assurer un minimum de spectacle. Mais c'est là que nous devons nous arrêter dans notre énumérations des points vaguement positifs de Demonic Toys : Personal Demons, car le reste est, comme d'habitude, décevant.

Les effets spéciaux sont toujours à la ramasse, le jeu des acteurs oscille entre exagération totale et désespoir bien compréhensible, la technique à la rue, et même Baby Whoopsie ne parvient pas à nous remonter le moral. Demonic Toys : Personal Demons n'en reste pas moins le meilleur élève de sa promotion et si vous avez ne serait-ce que vaguement aimé les premiers films mettant en scène ces jouets, celui-ci est clairement fait pour vous. Pour notre part nous allons nous contenter de lui remettre une petite pastille orange, et croiser les doigts pour que les quatre derniers films de la franchise nous réserve au moins une bonne surprise.

Arflane