Détour Mortel
de Rob Schmidt (2003)
   09 Avril 2018  

Avant d'enchaîner avec une centaine de nouveaux films tous plus fantastiques les uns que les autres, faisons un petit détour. Un détour dans un coin perdu des Etats-Unis, où personne ne vous entend hurler ou supplier, un détour champêtre que certains auraient pu apprécier dans d'autres circonstances, un Détour Mortel.

Chris Flynn traverse les Etats-Unis au volant de sa voiture pour se rendre à un entretien d'embauche et décide d'emprunter une petite route secondaire lorsque l'autoroute est coincée par un camion renversé. Une décision qu'il ne tarde pas à regretter lorsqu'il percute, par inadvertance, un véhicule à l'arrêt. Chris fait alors la connaissance de Jessie, Carly, Scott, Evan et Francine, cinq jeunes gens qui sont coincés, comme lui, au beau milieu de nulle part. Nos six camarades vont rapidement se rendre compte qu'ils ont mis le pied sur le territoire d'une étrange famille avec un sens de l'accueil un peu particulier.

C'est en 2003 qu'est sorti Détour Mortel sur nos écrans. Une période encore dominée par le raz-de-marée de slashers issus de Scream, et absolument pas par des "slashers ruraux" ou films de dégénérés congénitaux. S'en suit une petite avalanche de films du genre, dont cinq suites (à ce jour) plus ou moins réussies. Détour Mortel reprend donc une bonne partie des clichés peuplant les films des années 1970 et 1980 et nous propose une intrigue simple mais efficace. À l'image d'un Massacre à la Tronçonneuse, d'un La Colline a des Yeux ou d'un Survivance, un groupe de citadins se retrouve confronté à un groupe de tarés (littéralement) qui vont tout faire pour qu'ils trépassent aussi brutalement que possible.

Du suspens, du gore, un casting composé exclusivement de jeunes (plus ou moins) et beaux/belles acteurs/actrices (consanguins exceptés évidemment), Eliza Dushku et Desmond Harrington en tête de liste. Les méchants sont bien vilain comme il faut, déformés et brutaux. Rien de très original ou de fondamentalement nouveau à se mettre sous la dent, mais vu la rareté des films de ce genre au début du 21ème siècle, Détour Mortel est arrivé avec un petit vent de fraicheur pas désagréable. Fraîcheur qui ne tardera pas à déserter les nombreux films qui vont s'en inspirer et tenter de profiter de la mode.

Détour Mortel reçoit une pastille jaune et avec ce premier volet qui s'invite dans Passion Horreur, nous avons désormais cinq des six films dans notre base de données. Ne manque plus que le troisième, attendez-vous donc à le voir apparaître d'ici peu.

Arflane