Disaster L.A.
de Turner Clay (2014)
   26 Février 2015  

Avez-vous vu Cloverfield ? Ce film où la ville de New-York subit une catastrophe (pas naturelle) qui met en danger la vie de tous ses habitants et où une bande d'amis tente de survivre tant bien que mal ? Apparemment Turner Clay, réalisateur et scénariste de Disaster L.A. l'a bien vu et il s'en est très largement inspiré.

John a passé sa soirée à boire et à faire la fête avec ses amis. Et lorsqu'il se réveille ce jour là, il se rend rapidement compte que sa ville de Los Angeles est la proie d'une pluie de météore. Il va tenter de mettre la main sur ses amis avant de quitter la ville pour trouver un endroit sûr.

Alors certes, Disaster L.A. n'est pas une copie conforme de Cloverfield. Premièrement ce n'est pas un found footage, deuxièmement on y trouve pas un gros monstre gozillesque, et troisièmement, l'intrigue se déroule à Los Angeles et pas à New York ! Les différences sont donc nombreuses et la comparaison n'a presque pas lieu d'être. Mais vu que nous ne respectons rien chez Passion Horreur, nous franchissons tout de même le pas et accusons Turner Clay d'avoir un sérieux manque d'inspiration.

A sa décharge, son budget n'est visiblement pas du niveau de celui de Cloverfield, et il a donc fait au mieux avec les moyens du bord. Il choisit la pluie de météores car c'est relativement facile à générer avec After Effect, et il invente un effet secondaire fâcheux qui vient compliquer la mission des personnages. Mais l'intrigue reste malheureusement trop simpliste et prévisible, avec des héros qui se comportement exactement comme on l'attend et deux trois rebondissements qui ne changent pas grand chose au tableau final.

Côté acteurs, le bilan est lui aussi mitigé. Certains s'en sortent honorablement alors que d'autres sont vraiment limite. La réalisation tient heureusement à peu près la route (elle ne se fait pas trop remarquer en tout cas) et permet au film d'être regardé sans saignement du nez ni accident vasculaire cérébral. Mais Disaster L.A. ne reçoit malgré tout qu'une pastille orange et c'est à vous de voir si le synopsis et notre critique vous a donné envie de le voir ... ou pas.

Arflane