Le Fantôme de l'Opéra
de Dwight H. Little (1989)
   11 Avril 2018  

S'il est un "mythe" que nous n'avons encore jamais abordé dans notre blog, c'est celui du Fantôme de l'Opéra. Il s'agit avant tout d'un roman de Gaston Leroux publié en 1910, roman qu'il nous faudra lire avant de vous proposer éventuellement une semaine thématique à l'occasion. Nous abordons aujourd'hui le sujet avec le film de Dwight H. Little, sorti en 1989, avec Robert Englund dans le rôle du fantôme.

Christine Day, une jeune chanteuse, passe une audition pour décrocher le premier rôle de Faust à l'Opéra de New-York. Elle a décidé de chanter une pièce du mystérieux auteur Erik Destler. Alors qu'elle chante, un accident survient et Christine est assommée. Lorsqu'elle se réveille, elle est à Londres au 19ème siècle. Elle va rapidement y faire la connaissance du fantôme hantant l'opéra.

Notre synopsis est un peu léger, mettant essentiellement en avant les particularités de cette version du Fantôme de l'Opéra. Une version initialement ancrée dans le présent avant d'effectuer un bond dans le passé. Pour le reste, l'intrigue est relativement respectée et l'on retrouve la plupart des personnages du roman et les principaux rebondissements. Ne sachant pas si vous avez déjà lu le roman de Gaston Leroux ou vu une autre adaptation ciné, nous n'allons évidemment pas vous raconter l'intrigue en détail ni en dévoiler les éléments clés. Par contre, si nous vous proposons une semaine thématique sur le sujet, il risque d'en être autrement.

Cette version de 1989, qui est, nous vous le rappelons, le premier film du fantôme que nous visionnons dans le cadre de notre blog (nous avons vu la version de Dario Argento il y a fort longtemps, mais n'en gardons que de vagues souvenirs), est particulièrement sombre et met l'accent sur l'ambiance, les décors, la musique et le personnage du fantôme interprété ici par Robert Englund. Sa présence dans le film est très certainement due à son interprétation de Freddy Krueger dans cinq volets de la saga (au moment de la sortie de ce Fantôme de l'Opéra), comme l'affiche du film n'hésite d'ailleurs pas à l'annoncer. Son fantôme n'a en effet pas grand-chose de romantique (ou pas longtemps), et son visage ravagé rappelle évidemment celui du tueur de la rue Elm.

N'étant pas des spécialistes du Fantôme de l'Opéra, nous ne pouvons pas critiquer le film par rapport à l'oeuvre originale, mais cette version réalisée par Dwight H. Little nous a en tout cas efficacement divertit, exploitant au mieux un budget qui ne devait pas être astronomique. L'ambiance est bonne, les acteurs sont bons et ce Fantôme de l'Opéra reçoit une pastille jaune bien méritée.

Arflane