Feral
de Mark Young (2017)
   30 Mai 2018  

N'étant pas en mesure de voir notre maison se faire envahir, nous avons décidé d'aller faire un tour en forêt, à la recherche de belles plantes et de sympathiques bestioles. Manque de chance, nous sommes tombés nez à nez avec une créature humanoïde particulièrement louche et agressive. Pour une fois qu'on quittait le confort de la ville pour l'obscure humidité de la forêt, c'est vraiment pas de chance !

Six amis partent camper en forêt pour fêter la fin de leurs études de médecine, espérant trouver un joli coin au bord d'un lac pour bronzer, se baigner et s'amuser. Quelque peu égaré ils plantent leurs tentes dans un endroit sympathique et s'apprêtent à passer une première nuit sous les étoiles. Mais leur tranquillité ne va être que de courte durée car l'un d'entre eux fait la connaissance de la créature qui rôde dans le coin et passe aussitôt de vie à trépas. Les autres auront-ils un destin plus enviable ?

Du classique sous le soleil américain, comme vous pouvez le voir. Notre groupe de victimes pas très consentantes, un coin perdu de nature et une menace non-identifiée qui rôde non loin de là. Les ingrédients sont là, reste maintenant à voir ce que Mark Young en a fait. Au générique pas de grosse tête d'affiches mais quelques visages connus comme Scout Taylor-Compton croisée dans les deux Halloween de Rob Zombie, Lew Temple aperçu dans The Devil's Rejects ou 31 du même Rob Zombie ou Olivia Luccardi qui apparaissait dans It Follows. Tout semble donc réuni pour nous offrir un survival en forêt plutôt correct.

Sauf que voilà ... Feral pèche par manque d'originalité, manque d'imagination et presque manque d'envie. Car le scénario, peut-être orienté par un budget insuffisant, est terriblement paresseux et plonge rapidement les personnages au fond d'une cabane. Cabane dont le confort semble tel que les personnages vont avoir les pires difficultés à en sortir. Débutent alors une série de comportements parfois absurdes de la part des personnages, visant à les maintenir dans cet espace clos, plutôt que de les voir se promener dans les bois, ou pire, parvenir à s'enfuir et se mettre en totale sécurité.

Les personnages sont superficiels, l'intrigue également, et Feral ne propose finalement rien de bien excitant à se mettre sous la dent, si ce n'est une bien vaine promenade loin des rues bien éclairées de la ville. Feral reçoit une pastille orange de notre part, mais nous ne doutons pas que le film fera le bonheur de milliers de spectateurs de chaînes spécialisées et se vendra comme des petits pains en VOD.

Arflane