La Fille qui en savait trop
de Mario Bava (1963)
   25 Avril 2015  

Comme nous vous l'avons avoué dans l'introduction de Amer, nous ne sommes pas des spécialistes des giallos. Mais nous avons enfin décidé de nous y mettre, et même si cela va nous prendre pas mal de temps, nous allons, petit à petit, passer en revue les principaux films de ce genre. A défaut d'une meilleure liste, nous nous basons sur la page Giallo de Wikipedia, et le premier film de leur liste est le film du jour : La Fille qui en savait trop. Certains viendront nous dire que les giallos ne sont pas tous des films d'horreur et qu'ils n'ont donc pas tous leur place dans ce blog. Ce qui n'est évidemment pas faux.

Nora Davis, une jeune américaine, part en Italie en vacance chez une tante. Malheureusement, celle-ci décède et Nora, se précipitant pour trouver des secours, est témoin du meurtre d'une femme avant de perdre connaissance. A son réveil, elle peine à convaincre les médecins et la police de ce qu'elle a vu. A-t-elle halluciné ou une femme a-t-elle bien été tuée sous ses yeux, faisant d'elle un témoin gênant ?

La Fille qui en savait trop est donc un film charnière dans l'histoire du cinéma. Nous n'avons pas le "temps" d'en parler trop en profondeur ici, mais nous ne manquerons pas de le faire dans un article consacré aux giallos à l'avenir. En soit, la "version américaine" de La Fille qui en savait trop que nous avons vu (il existe une version italienne), est un mélange de genre, mixant comédie, thriller et romance. Le film semble s'inspirer fortement des films de Hitchcock (dont un film s'appelle L'Homme qui en savait trop) mais la touche italienne est bien présente et il ne s'agit donc pas d'une simple copie.

Le film est divertissant, changeant de ton régulièrement, oscillant entre des scènes légères et des moments plus tendus. Le film se distingue surtout par sa mise en scène soignée, Mario Bava maîtrisant parfaitement les jeux de lumière (certaines scènes semblent lorgner du côté de l'expressionnisme) et les ruptures de ton. En tant que fans de films d'horreur il nous faut bien admettre qu'il n'y a ici pas grande chose à nous mettre sous la dent, même si le suspens est bien présent dans certaines scènes et que les bases du giallo sont clairement posées ici. Le film mériterait surement une pastille verte dans l'absolu, mais avec notre point de vue de fans d'horreur, nous ne pouvons lui donner mieux qu'une pastille jaune.

Nous allons tenter de dénicher la version italienne du film, mais pouvons dès maintenant vous conseiller de le voir. Il s'agit du premier film de Mario Bave dans ce blog, ce qui corrige enfin une injustice définitivement inacceptable.

P.S. Nous avons vu la version italienne du film et, dans la mesure du possible, c'est celle-ci qu'il vous faut regarder. L'humour y est réduit à son minimum et l'intrigue centrée sur le mystère. Même l'amourette de Nora avec le docteur Bassi est mise de côté au maximum.

Arflane