Kolobos
de Daniel Liatowitsch, David Todd Ocvirk (1999)
   09 Décembre 2019  

Nouvelle semaine, nouveaux films et nouveaux articles à écrire. Mais pas n'importe quelle semaine vu que nous sommes déjà le 9 décembre et que l'année touche donc très prochainement à sa fin. Sans rien vous promettre, nous allons tenter de vous proposer deux-trois films de Noël ou de Nouvel An. Mais année après année cela devient plus dur de vous proposer de bons films des fêtes vu que nous épuisons petit à petit le stock. Ce n'est donc pas aujourd'hui que commence le passage en revue des guirlandes et autres bouteilles de champagne, mais bien notre recherche de pépites perdues. En attendant de voir de vieux Pères Noël trucider de petits enfants, voici Kolobos, un petit film d'horreur de 1999, année de fêtes du nouvel an mémorables !

Une femme ère dans les rues sombres et se fait percuter par une voiture. Amenée à l'hôpital, elle subit une opération chirurgicale lui sauvant la vie. Mais cet accident n'est pas l'unique événement traumatique qu'elle a vécu ces derniers jours et, alors que la mémoire lui revient petit à petit, nous découvrons à ses côtés le drame auquel elle vient de survivre dans une étrange maison entourée d'artistes et d'acteurs.

Deux réalisateurs et scénaristes pondent un premier long-métrage en 1999 et disparaissent ensuite de la circulation. Probablement un destin plutôt commun dans l'univers du cinéma, mais un destin qui nous intrigue malgré tout aujourd'hui. N'allez pas vérifier nos propos, sans quoi vous remarquerez que "disparaissent de la circulation" est une exagération vu qu'ils ont tous deux fait autre chose par la suite, mais vraiment pas grand-chose. Les deux hommes ont donc uni leur talent et leurs forces pour donner naissance à Kolobos. Un film un peu hybride semblant tenter de profiter de plusieurs tendances. Une petite dose de slasher, un zeste de ce qui deviendra la télé-réalité et une musique d'introduction rappelant très fortement Suspiria. Les inspirations sont multiples, les deux scénaristes ayant probablement injecté dans leur scénario tout ce qu'ils aimaient dans le cinéma d'horreur des trente dernières années (pour viser large).

Et pour être tout à fait honnêtes, certains éléments de leur film fonctionnent plutôt bien. L'entrée en matière, par exemple, est assez originale et parvient à nous intriguer. Les personnages et ce qui les réunit dans l'étrange maison où ils se retrouvent fonctionnent également relativement correctement. Mais une fois l'intrigue lancée et les personnages immergés dans la situation problématique cherchant à les faire passer de vie à trépas avec une certains insistance, Kolobos commence à patauger quelque peu.

Les personnages tournent en rond (normal dans une maison piégée dont toutes les issues sont bloquées non ?) et se prennent des pièges souvent évitables. Pièges soutenus par des effets spéciaux souvent limités qui poussent certaines des mises à mort à la limite du comique. Mais Kolobos parvient malgré tout à nous divertir relativement efficacement, pour peu qu'on ne soit pas refroidi par ces quelques détails. La chute du film n'est pas follement originale elle non plus, mais si vous avez tenu bon jusque-là et que Kolobos vous plaît, cela ne devrait pas vous bouleverser outre-mesure.

Kolobos ne nous a pas tout à fait convaincu et nous n'osons donc pas lui remettre autre-chose qu'une grosse pastille orange. Si les deux réalisateurs devaient sortir un jour de leur coma, nous ne manquerions pas de jeter un oeil à leur(s) nouveau(x) film(s).

Arflane