Let Us Prey
de Brian O'Malley (2014)
   01 Avril 2015  

Make et remake, tout est là ! Toutes les comédies romantiques se ressemblent ... non ? Tous les films d'horreur finissent plus ou moins mal ! Et tous les scénaristes trouvent leur inspiration quelque part. Maintenant que nous avons enfin pu énoncer ces vérités fondamentales, nous pouvons passer à la suite le coeur léger. Let Us Prey semble être un film aux influences multiples, conscientes, inconscientes ou carrément cachées.

Rachel Heggie vient d'être mutée dans un nouveau commissariat et elle s'apprête à y passer sa première nuit. Manque de chance, c'est justement ce soir là que Six, un homme particulièrement mystérieux, fait son apparition et va provoquer d'étranges réactions dans les gens qui l'entourent. Tous les policiers présents et les quelques prisonniers en garde à vue se souviendront de Six jusqu'à la fin de leur vie, qu'elle soit extrêmement proche ou distante.

Let Us Prey nous a instantanément fait penser à deux films. Le premier, Assaut de John Carpenter et The Traveler avec Val Kilmer. Deux références à des années lumières l'une de l'autre, mais dont les intrigues se situent toutes deux dans un commissariat. Les similitudes entre l'intrigue de Let Us Prey et de The Traveler sont même très (trop ?) nombreuses et le premier pourrait pratiquement passer pour un remake du second. Mais ne nous attardons pas plus longtemps sur les comparaisons, penchons-nous plutôt sur le film du jour plus en détail.

Let Us Prey nous présente une panoplie de personnages, tous plus coupables que le précédent, et introduit un gros méchant loup au coeur de cette étrange bergerie. Il y est donc question de mensonge, de culpabilité et de "justice". Les personnages sont variés et relativement travaillés, les rebondissements nombreux et le rythme parfaitement maîtrisé. Le scénario se déroule quasi intégralement au sein du commissariat mais cela n'est à aucun moment pensant et on ne s'ennuie jamais. La mise en scène est soignée, la musique très évocatrice elle aussi de Carpenter et des années 80, et l'ensemble est vraiment habile.

Même si la ressemblance troublante avec The Traveler a tendance à diminuer quelque peu les mérites de Let Us Prey, nous lui attribuons tout de même une pastille verte car il est parvenu à surpasser très largement son piètre prédécesseur et à nous divertir très efficacement. Ce premier long métrage de Brian O'Malley est en tout cas très prometteur pour la suite.

Arflane