La Maison près du Cimetière
de Lucio Fulci (1981)
   03 Avril 2018  

En 1981, Lucio Fulci réalisa trois longs-métrages ! Le Chat Noir et L'Au-Delà font déjà parti de notre blog et nous ajoutons aujourd'hui le troisième : La Maison près du Cimetière. Ce film est le troisième de la trilogie des "Portes de l'Enfer" de Lucio Fulci, suivant Frayeurs (de 1980) et L'Au-Delà. N'ayant pas encore vu Frayeurs nous ne nous prononcerons évidemment pas à son sujet, mais pour ce qui est de La Maison près du Cimetière, nous aurions préféré qu'il ressemble plus au Chat Noir qu'à L'Au-Delà, mais il n'en est rien.

Suite au suicide du docteur Peterson, le docteur Norman Boyle et sa famille se rendent en Nouvelle-Angleterre. Pendant qu'il poursuite des recherches sur le mystérieux docteur Freudstein, sa femme Lucy et son fils Bob découvrent leur nouvelle maison et font connaissance avec l'entité maléfique qui hante le sous-sol.

La Maison près du Cimetière (ce qui s'avère être une description particulièrement fidèle du film, si seulement tous les titres pouvaient être aussi fidèles !) nous propose d'assister aux mésaventures d'une famille américaine (interprétée par une anglaise et deux italiens, dont un enfant qui ne parle pas anglais) au sein d'une vieille maison. Les points de comparaisons avec L'Au-Delà son nombreux vu que les deux films se déroulent aux Etats-Unis, dans une maison, et que leurs intrigues bien trop légères tentent de broder comme elles peuvent histoire d'allonger quelque peu la durée du film.

Et l'intrigue de La Maison près du Cimetière brode comme elle peut, nous proposant beaucoup d'ambiance pour peu de contenu. La maison est pleine de bruits étranges (dont personne ne semble réellement s'inquiéter), le jeune Bob y est en grand danger de mort (ce qui n'inquiète toujours personne), et l'histoire du docteur Freudstein et de ses méfaits n'est jamais intéressante ou prenante. Notre jugement sur La Maison près du Cimetière est certainement trop sévère, peu aidé par les années écoulées, le vieillissement du film ou le doublage en italien ou en anglais.

Lucio Fulci nous offre ici un film sans grand intérêt, si ce n'est pour sa typicité, son ambiance, ses gros plans et ses rebondissements sans queue ni tête. Nous le recommandons définitivement aux fans de Fulci et de cinéma italien des années 1980, mais c'est à peu près tout. La Maison près du Cimetière reçoit une pastille orange et il nous faudra visionner Frayeurs pour savoir si la trilogie des Portes de l'Enfer est uniforme à ce niveau-là.

Arflane