La Malédiction 4 : L'éveil
de Jorge Montesi, Dominique Othenin-Girard (1991)
   01 Mars 2015  

La fin est proche ! Celle de l'humanité si l'on se réfère au film du jour, mais aussi celle de la saga dont nous vous proposons aujourd'hui le quatrième et, à priori, dernier volet (il nous restera encore le remake de 2006 et nous jetterons un coup d'oeil au documentaire de 2001). Après trois films nous avons désormais affaire à un télé-film. Manque de moyens ou d'ambitions ? Les producteurs eux-même n'y croyaient-ils plus ? Voyons voir ...

Gene et Karen ont décidé d'adopter un enfant et c'est ainsi qu'ils accueillent la petite Delia dans leur famille. Mais d'étranges événements ne tardent pas à survenir autour de la petite et Karen commence à se poser des questions sur ses origines. Mais Karen tombe soudainement enceinte et son attention est détournée pour un temps de Delia. Mais lorsque son fils vient au monde, et qu'elle craint que Delia ne lui fasse du mal, elle reprend ses investigations et comprend rapidement que quelque chose ne tourne vraiment pas rond.

Le premier constat qui nous saute aux yeux en regardant La Malédiction 4 : L'éveil, c'est que la qualité visuelle n'est définitivement plus au rendez-vous. Nous avons clairement un télé-film devant les yeux, et le réalisateur ne tente même pas de faire illusion. La réalisation est donc très moyenne et le montage souvent limite, les scènes s'enchaînant de manière un peu abrupte. Et les acteurs, même s'ils ne sont pas fondamentalement mauvais, ne sont plus du "standing" des films précédents. L'écrin a donc moins de valeur, mais qu'en est-il de son contenu ?

L'intrigue manque évidemment d'originalité. Après trois films nous parlant de l'antéchrist qui est sensé amener l'enfer sur Terre, il est difficile de nous surprendre avec un scénario brassant une nouvelle fois les mêmes thématiques. Et ce n'est pas le changement de sexe de l'enfant qui va venir tout bouleverser soudainement. Heureusement, la petite Delia atteint rapidement un âge lui permettant d'interagir avec les autres personnages, se situant ainsi quelque part entre les deux premiers La Malédiction. Mais cela ne suffit pas à insuffler un peu d'originalité et d'élan à ce quatrième opus.

La Malédiction 4 : L'éveil n'apporte rien à la série et même s'il y est fait mention de Damien Thorn, il s'agit plus d'un reboot que d'une réelle suite. La saga s'est terminée ici et il aura fallu attendre la grande mode des remakes pour qu'un producteur avide relance la machine. Ce quatrième film n'obtient qu'une pastille orange et n'était vraiment pas indispensable à la série (un peu comme La Malédiction 2 d'ailleurs).

Arflane