Pacte avec le Diable
de Cyril Frankel (1966)
   20 Avril 2020  
Pacte avec le Diable sur IMDb  

Retour à notre liste et découverte du meilleur film d'horreur de l'année 1966 selon elle. Notre progression est désespérément lente, mais nous maintenons relativement bien le cap, rassurez-vous. Pacte avec le Diable est lui aussi tiré d'un roman (on aimait se baser sur une histoire ayant fait ses preuves à l'époque) et nous entraîne à sa suite dans une étrange histoire de sorcellerie. Si vous habitez dans un petit village ou au sein d'une petite communauté, et que vous avez déjà vécu une telle aventure, veuillez nous contacter pour que nous puissions recueillir votre témoignage.

Gwen Mayfield se remet lentement d'un expérience traumatisante vécue en Afrique, et s'est avec grand plaisir mais un peu d'étonnement qu'elle apprend qu'elle a été choisie pour devenir la nouvelle institutrice du petit village de Heddaby. Un changement d'air et un retour au travail qu'elle accueille les bras ouverts. Mais miss Mayfield, comme tout le monde l'appelle désormais, va petit à petit soupçonner que sous l'apparente tranquillité de cette petite communauté, se trament de sombres desseins. À moins qu'elle ne soit pas encore tout à fait remise de son traumatisme africain.

Encore un film adapté d'un roman, à croire qu'à une certaine époque ils aimaient baser leurs films sur des histoires qui ont fait leurs preuves. En l'occurrence un film mêlant sorcellerie tribale, satanisme, vaudou et, évidemment, religion. L'entrée en matière de Pacte avec le Diable est très réussie et aurait pu donner facilement lieu à une jolie pastille verte si le niveau avait été maintenu du début à la fin. Les différents éléments de l'intrigue sont mis en place habilement, que ce soit la mésaventure africaine de l'héroïne et son retour aux affaires, et la présentation des habitants de Heddaby qui nous semblent tous rapidement plus louches les uns que les autres. Mais passé cette entrée en matière, l'intrigue retombe quelque peu sur des rails et se met à ronronner tranquillement. Des ronronnements agréables, mais pas tout à fait ce qu'il aurait fallu pour faire définitivement décoller le film.

Pacte avec le Diable est peut-être terriblement fidèle au roman dont il est issu (The Little Wax Doll de Norah Lofts), mais nous ne pouvons pas le confirmer n'ayant pas lu le roman. Mais d'un point de vue cinématographique, la baisse de rythme (voir même la diversion) qui survient alors, semble surtout servir à gagner un peu de temps et à étirer la durée du film (ou à ajouter quelques pages au roman). La fin du film reste plaisante à regarder mais la chute manque légèrement d'ampleur, nous faisant l'effet d'un soufflé qui se serait dégonflé trop tôt. Nous n'en avons pas parlé, mais le casting est bon et les acteurs irréprochables dans leurs rôles. Seule une toute jeune fille nous rappelle un instant qu'il s'agit d'un film et qu'elle n'est pas très à l'aise dans le petit rôle qu'on lui a confié. Mise en scène et autres départements techniques sont eux aussi sans reproches.

Vous le voyez, notre opinion sur Pacte avec le Diable est quelque peu mitigée. Autant nous avons aimé le début, autant la dernière partie manque un peu de panache. Nous ne sommes pas persuadés qu'il s'agisse du meilleur film d'horreur de l'année 1966 et tenterons peut-être, à l'occasion, de fouiller un peu pour en trouver d'autres qui pourraient lui contester ce titre. Pacte avec le Diable reçoit quand même une pastille jaune bien méritée et vaut le coup d'oeil sans hésitations.

Arflane