The Prodigy de Nicholas McCarthy (2019)    29 Juillet 2019     

Avez-vous un ou des enfants, ou êtes-vous sur le point d'en avoir un ? Que vous êtes-vous dit lorsque vous avez vu ce nouvel être humain prendre vie dans votre ventre ou dans celui de votre compagne ? Avez-vous formulé des espoirs pour l'avenir ? L'envie d'avoir un enfant particulier, génial, précoce, prodige ? Après avoir vu The Prodigy nous vous garantissons qu'avoir un enfant tout ce qu'il y a de plus normal vous semblera parfaitement satisfaisant.

Sarah et John Blume attendent leur premier enfant, et celui-ci a décidé d'arriver avec un peu d'avance. Et la naissance n'est d'ailleurs pas le seul domaine où le jeune Miles va avoir de l'avance vu que ses parents et son entourage découvrent très vite que l'enfant est précoce dans tous les domaines. Mais ce qui était une fierté initialement va petit à petit se transformer en sujet d'inquiétude lorsque Miles commence à avoir un comportement étrange et parfois agressif.

N'en disons pas plus sur l'intrigue de The Prodigy, le film n'étant pas follement original dans sa structure et son entrée en matière. Sa filiation plus ou moins lointaine avec des films comme La Malédiction, Joshua ou Esther, vous laisse imaginer vaguement de quoi il retourne et ce à quoi vous devriez vous attendre en le visionnant. Mais Nicholas McCarthy (ou son scénariste Jeff Buhler) parvient à y injecter sa touche personnelle, un brin d'originalité au niveau de certains rebondissements, ce qui permet à The Prodigy de se démarquer quelque peu et de justifier son existence, sans se contenter de bêtement copier ce qui existe déjà dans le domaine.

Enfant démoniaque ? Possession ? Film de tueur en série ? The Prodigy est un peu tout ça à la fois. Le casting est assez peu fourni, avec essentiellement Taylor Schilling (Orange Is the New Black) dans le rôle principal de la mère de famille, et le jeune Jackson Robert Scott dans celui de Miles, le mystérieux enfant. Pas le meilleur enfant acteur que nous ayons croisé ces dernières années, mais il s'en sort malgré tout plutôt bien (David Kohlsmith, qui joue Miles à l'âge de 5 ans, semble plus prometteur). L'horreur repose essentiellement sur quelques jump scares certes prévisibles mais néanmoins efficaces, et tout cela suffit à faire de The Prodigy un film d'horreur divertissant et suffisamment original pour qu'on décide de lui remettre une pastille jaune.

Troisième film de Nicholas McCarthy à faire son apparition dans notre blog (sans compter le film omnibus Holidays), et l'homme n'a jamais côtoyé pire qu'une pastille jaune (sauf si l'on compte le fameux Holidays). Il maintient donc relativement bien le cap jusque-là.

Arflane