Puppet Master 4
de Jeff Burr (1993)
   27 Avril 2020  
Puppet Master 4 sur IMDb  

Cela fait un peu plus de deux mois que nous avons vu et écrit l'article de Puppet Master 3, ayant du faire quelques détours étranges dans la franchise. Mais ne vous inquiétez pas, notre mémoire est encore vivace et nous n'avons pas oublié toutes les subtilités de l'intrigue et des nombreux rebondissements qui composent le meilleur volet de la saga jusque-là. Et soyons honnêtes, nous nous réjouissons même un tout petit peu de découvrir la suite des aventures d'Andre Toulon et de ses poupées.

Rick Myers est un scientifique doué qui travaille sur le développement d'une intelligence artificielle. Mais il peine à finaliser son code, quelque-chose lui résiste. Quelques amis le rejoignent dans la grande demeure vide dans laquelle il réside et ils pensent passer quelques heures de détente avant de se remettre au travail. Une grande malle traînant dans le grenier attire leur attention et les poupées qu'elle contient les intriguent sérieusement. Malheureusement c'est aussi le moment que choisissent d'étranges créatures pour apparaître et s'en prendre à eux.

Quelle déception ! Après le presque ambitieux Puppet Master 3, nous découvrons un Puppet Master 4 qui revient s'enfermer dans cette même maison vide en bord d'océan. Alors certes, Andre Toulon (toujours interprété par Guy Rolfe mais qu'on ne fait qu'entre-apercevoir dans ce film) est toujours l'être sympathique et bon que nous avons appris à connaître dans le troisième volet, et non pas l'antipathique et méchant homme qu'il était dans le deuxième Puppet Master, mais ses rares apparitions ne servent pas à grand-chose et le film ne repose clairement pas sur ses épaules. Les cinq scénaristes liés au film ont décidé qu'il était temps de revenir dans cette grande maison isolée, d'y faire, une nouvelle fois, tourner les personnages en rond, et d'y sous-exploiter les poupées.

Après Puppet Master 3, nous aurions aimé voir éventuellement Andre Toulon vivre quelques aventures quelque part entre la Suisse (où il se rendait à la fin du troisième) et les États-Unis, une petite aventure française par exemple, mais cela dépassait probablement les limites imposées par le budget et une intrigue beaucoup plus simple a finalement été écrite. Mais nous sommes au début des années 1990 (1993 pour être précis) et il était grand temps d'ajouter un peu de technologie à cette série de films. Les poupées et leur capacité à bouger, courir, tuer et communiquer commence à être de l'histoire ancienne. L'intrigue tourne donc autour d'un groupe de scientifiques (et d'une médium tout de même), de quelques ordinateurs et d'obscures lignes de codes. Mais Puppet Master 4 tente surtout d'introduire une nouvelle "créature", d'étoffer quelque peu la "mythologie" de Puppet Master, en modifiant une nouvelle fois ce que nous avons appris dans les premiers films.

Rien de très convaincant à voir, le tout toujours soutenu par des effets spéciaux très limités (le film sort la même année que Jurassic Park tout de même), et globalement une utilisation décevante des personnages et créatures de la franchise. Les ajouts n'apportent pas grand-chose (nous verrons si la piste est explorée plus avant dans le cinquième épisode) et l'intrigue et ses personnages sont loin d'être passionnants. Pastille orange évidente pour Puppet Master 4, et l'espoir de revoir un jour une pastille jaune qui disparaît petit à petit.

Arflane