Ring Virus
de Dong-bin Kim (1999)
   28 Mars 2018  

Le roman Ring est écrit par un auteur japonais et il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les deux première adaptations soient elles aussi japonaises. Mais huit ans après la sorties du roman, et une année après le film de Hideo Nakata, c'est au tour de la Corée du Sud de nous proposer sa version. Ring Virus était probablement la version de Ring que nous nous réjouissions le plus de découvrir, mais notre enthousiasme a rapidement été douché, voire carrément jeté au fond d'un puit.

Sun-ju, une journaliste et mère célibataire d'une petite fille, se lance dans une enquête sur la mort mystérieuse de jeunes femmes et de deux jeunes hommes, tous morts le même soir à la même heure. Son investigation l'emmène jusqu'à une mystérieuse cassette vidéo semblant provoquer la mort, sept jours plus tard, de quiconque la regarde. Sun-ju demande alors l'aide de Choi Yeol, un médecin légiste que ce petit jeu de piste semble particulièrement réjouir.

Troisième jour, troisième version de la même histoire et troisième synopsis différent mais semblable. Cette version coréenne est-elle une nouvelle adaptation du roman ou une simple copie du film ou du téléfilm japonais ? Après avoir visionné Ring Virus nous pouvons désormais répondre à cette question : un peu des trois ! Si l'on se penche sur l'intrigue, on remarque que Ring Virus revient un peu aux sources par rapport au film de Nakata. On y trouve quelques références à des éléments du roman, essentiellement au travers de répliques prononcées par Choi Yeol, histoire de bien nous montrer que le scénariste (qui est aussi réalisateur du film) ne s'est pas contenté de copier les autres versions. Mais il s'est également clairement inspiré du film de 1998 car il en reprend des éléments visuels comme les visages déformés sur les photos, ou la célèbre scène choc de la fin.

Sauf que Dong-bin Kim n'est pas Hideo Nakata ou il n'avait en tout cas pas les mêmes moyens que lui, car son Ring Virus, qui arrive presque à faire illusion pendant quelques minutes, finit par se prendre les pieds dans le tapis. La faute tout d'abord aux acteurs principaux ou aux personnages qu'on leur a fait jouer. Les "héros" manquent cruellement de charisme et n'ont aucune complicité entre eux, le spectateur ne comprend donc pas pourquoi il devrait s'inquiéter pour leur survie. Sans parler de personnages secondaires laissés à l'abandon comme la fille de l'héroïne qui ne sert définitivement à rien ici. La réalisation ensuite, qui semble souvent bâclée, le montage régulièrement abrupt et les décors laids.

Cela commence à faire beaucoup pour ce Ring Virus dont la note IMDB est pourtant de 6,3 à l'heure actuelle. Des trois versions de Ring que nous avons pu voir jusque-là, Ring Virus est clairement la plus mauvaise, même le téléfilm japonais de 1995, plus fidèle au roman, est plus agréable à regarder. Ring Virus reçoit une petite pastille orange et il ne nous reste maintenant plus qu'à nous plonger dans l'ultime version de la semaine, la version américaine de 2002.

Arflane