The Snarling de Pablo Raybould (2018)    13 Novembre 2019     

Alors que nous nous plaignions, il n'y a pas si longtemps, de ne voir et de ne vous proposer que des pastilles orange, nous constatons aujourd'hui que les neuf dix dernières pastilles de notre blog sont au pire jaune ! Après tant de qualité, nous nous sommes tout naturellement dit qu'il était peut-être temps de nous tourner à nouveau vers des films plus douteux. C'est ainsi que nous nous sommes penchés sur The Snarling, un film qui est pourtant affublé de la raisonnable note de 4,4 sur IMDB à l'heure actuelle. Nouvelle pastille jaune ou première pastille orange depuis pratiquement un mois (si vous désirez conserver le suspens, évitez de regarder la pastille trônant ci-dessus, et si vous l'avez déjà vue, quel dommage !).

Un petit village perdu d'Angleterre accueil une équipe de tournage pour la réalisation d'un film de zombies. Bob, Mike et Les, trois habitants du coin, vont avoir l'occasion de découvrir le milieu du cinéma de près en rejoignant la troupe des figurants. Malheureusement une créature féroce semble rôder dans les environs et elle s'en prend à des membres de l'équipe, rendant le tournage particulièrement compliqué. La police sera-t-elle en mesure d'attraper la créature avant qu'elle ne ruine les efforts des producteurs et du réalisateur, ou tous les acteurs, figurants et techniciens vont-ils finir déchiquetés ou dévorés ?

Cet article semble être celui des suspenses impossibles à tenir vu que l'affiche du film (ainsi que son titre) vend tout de même très largement la mèche. Oui, nous l'avouons, la créature de The Snarling est un loup-garou et il s'agit donc d'une comédie-horrifique dans laquelle un film de zombie est perturbé par un loup-garou. Et pour une fois, nous sommes en parfaite adéquation avec la note IMDB du film. 4,4 est très proche de la moyenne, mais pas tout à fait. Et The Snarling commence comme un bon gros film orange dans lequel les moyens manquent tant que le réalisateur tente le coup du hors-champ et le spectateur ne voit absolument rien. La créature reste invisible et les cadavres nous sont plus décrits qu'ils ne nous sont montrés. Malheureusement pas de quoi satisfaire notre appétit insatiable de tripailles sanguinolentes.

Mais c'est là que The Snarling a commencé à nous surprendre (surprendre étant probablement un mot bien trop fort) et à nous faire douter quelque peu de la grosse pastille orange que nous nous apprêtions à lui remettre sans hésitations. Il s'agit d'une comédie-horrifique, et comme nous l'avons expliqué plus haut, le côté horrifique est pour ainsi dire inexistant. Du coup tout repose sur la comédie pour sauver le navire du naufrage. Et les premières minutes du film (les premières dizaines de minutes même) ne sont pas extraordinaires à ce niveau-là non plus. L'humour réside essentiellement dans un unique personnage, Les Jarvis, qui est un peu l'idiot du village et qui sort bêtises sur bêtises. Sauf que le personnage finit tout de même par devenir sympathique et drôle presque malgré lui et la fin du film est d'un niveau bien plus sympathique que le début.

Cela ne suffit tout de même pas à récolter une pastille jaune, mais avec quelques changements, Pablo Raybould aurait certainement pu faire de The Snarling un film tout à fait respectable. Pastille orange pour cette fois et la possibilité de croiser le réalisateur (qui interprète également l'inspecteur de police dans le film) à l'avenir.

Arflane