Torso
de Sergio Martino (1973)
   28 Mai 2018  

Nous étions prêts ! La motivation était grande, les films à peu près sélectionnés et il ne restait que quelques détails à régler (le sac à provisions par exemple) avant de nous lancer dans une semaine thématique consacrée aux "home invasion". Pour ce faire nous avions consulté une liste de films appartenant à cette catégorie, et dans le lot figurait Torso de Sergio Martino.

L'université de Pérouse est en ébullition suite à la mort de quelques étudiantes, visiblement tuées par un détraqué qui mutile leur cadavre une fois sa sale besogne terminée. Jane, une étudiante américaine justement présente à Pérouse, et ses amies ne tardent pas à attirer l'attention du tueur alors que la police n'a toujours pas de sérieuse piste permettant de lui mettre la main dessus. Elles vont tenter de partir s'isoler dans une maison à la campagne, espérant que le tueur ne les suivra pas jusque-là.

À la lecture de notre synopsis vous vous êtes peut-être fait la réflexion que Torso semblait pourtant bien présenter les caractéristiques d'un home invasion avec son groupe de jeunes femmes recluses dans leur maison isolée et menacées par un tueur certainement masqué. Et nous sommes bien obligés d'avouer que c'est vrai. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avions initialement sélectionné ce film pour notre semaine thématique. Sauf qu'en visionnant le film, nous avons dû nous rendre à l'évidence, il s'agit bien plus d'un slasher/giallo que d'un home invasion. Ce n'est que dans le dernier tiers du film que l'on entre dans ce qui pourrait être assimilé à un home invasion, ce qui ne nous suffit pas.

D'ailleurs c'est aussi cette dernière partie qui sauve Torso de la pastille orange que nous pensions initialement lui remettre. Car l'entrée en matière et la première heure de film ne sont pas exceptionnels, jouant allègrement sur les codes du giallo (gros plans en pagaille, jeux de regards, tueur masqué, couteaux et compagnie) et sur la légèreté et nudité de ces chères années 1970 pour tenter de divertir le spectateur. Le résultat et honnêtement assez moyen, ne proposant rien de très nouveau ni de très spécial durant cette longue entrée en matière, et ce n'est qu'en isolant ses protagonistes dans cette maison de campagne que le film trouve soudain son rythme et son intérêt.

Pas de quoi casser neuf pattes à une araignée, mais si tout le film avait été de cet acabit, nous n'aurions pas hésité une seule seconde à lui remettre une belle pastille jaune. Torso alterne donc le bon et le moins bon, obtenant tout juste une petite pastille jaune, et il nous faudra malheureusement attendre un peu plus longtemps pour notre semaine home invasion.

Arflane