Victim
de Matt Eskandari, Michael A. Pierce (2010)
   01 Mai 2015  

Retrouvons le 21ème siècle le temps d'un film, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes. L'habitude de coller vaguement à l'actualité, même si le film du jour date de 2010. Promis, le prochain datera, au pire, de 2014, et ce même s'il nous faut regarder un found footage !

Après avoir bu un verre dans un bar, un jeune homme se fait assommer, enlever et il se retrouve séquestré dans le sous-sol d'une maison par un étrange docteur et son sbire. Il ne comprend tout d'abord par où veut en venir son geôlier, mais ses intentions finissent par apparaître au grand jour et notre victime n'a pas vraiment son mot à dire.

Victim est un film un peu particulier et l'écriture de cet article s'avère déjà plus compliquée qu'à l'ordinaire. Pas tout à fait le syndrome de la page blanche, mais nous ne savons pas tout à fait par quoi commencer malgré tout. Car Victim peut se vanter d'avoir une note tout à fait correcte sur IMDB (6.5 au moment d'écrire cet article), alors qu'il est sorti depuis plus de quatre ans, et cela a peut-être biaisé quelque peu nos attentes et notre jugement sur le film. Il a bien quelques qualités qui peuvent justifier la note obtenue, mais il possède également quelques défauts que nous avons, pour notre part, trouvé quelque peu rédhibitoire.

Commençons par les qualités. Victim est de toute évidence doté d'un petit budget et parvient malgré tout à nous proposer une intrigue assez originale avec peu d'acteurs et encore moins de décors. Les acteurs sont plutôt corrects et la réalisation suffisamment correcte pour ne pas s'attirer nos foudres. Et finalement, le scénario tente de jouer la carte du twist (voir double twist) final qui surprend tout le monde et vous fait dire : "wouaw !"

Mais c'est là que s'arrête l'énumération des qualités. Du côté des défauts (petits ou gros, à vous de juger), nous signalerons la simplification à l'extrême de l'intrigue, avec des forces de l'ordre qui font preuve d'une inefficacité totale, et une chute relativement prévisible. Le film ne dure que 73 minutes, signe que les deux réalisateurs n'avaient pas envie d'étirer le concept trop longtemps (ou n'en avaient pas les moyens), et malgré cela le film peut paraître un peu longuet par moments.

Nous avons hésité un moment entre pastille jaune et pastille orange, mais, dans l'ensemble, c'est un léger sentiment de déception qui domine et cela nous a poussé à opter pour la pastille orange. Mais la bonne note de Victim sur IMDB et les relativement bonnes critiques qu'il a obtenu doivent malgré tout être signe d'une certaine réussite. Donc ne vous fiez pas simplement à notre avis et donnez sa chance à Victim si vous le croisez.

Arflane