Vivarium
de Lorcan Finnegan (2019)
   26 Mai 2020  
Vivarium sur IMDb  

Nous sommes entrés dans Vivarium les yeux bandés et l'esprit vide. Nous ne connaissions pas le réalisateur Lorcan Finnegan, ni son premier film d'horreur Without Name (que nous allons tenter de nous procurer rapidement). Nous ne savions pas de quoi parlait Vivarium, ni même quelle était sa note sur IMDB ! Si nous pouvions être dans ces mêmes conditions pour n'importe quel film d'horreur que nous visionnons, ce serait fantastique.

Un couple, Gemma et Tom, sont à la recherche d'une maison pour s'y installer et y débuter leur vie de famille. Ils décident un jour d'entrer dans un magasin de la filiale Yonder, vendant les mérites de quartiers résidentiels de qualité pour familles heureuses. Peu convaincu initialement, ils acceptent de suivre le vendeur sur place pour visiter une maison témoin. Toujours pas convaincu, ils décident de rentrer chez eux après la disparition du vendeur, mais ils ne parviennent pas à sortir du quartier, tournant en rond jusqu'à tomber en panne d'essence. Gemma et Tom sont coincés ici et ce n'est que la première étape d'une très étrange aventure.

Vivarium est un nouveau film "high concept" comme certains les aiment tant. Le dernier en date à avoir rejoint notre blog est La Plateforme (ou dans une moindre mesure Nightmare Island), et c'est toujours excitant de découvrir un film de ce type car ils sont généralement bien plus originaux que les films plus "communs" que nous croisons. Une histoire de maison hantée, un slasher, un home invasion ou un film de zombie se plie généralement à quelques règles établies et les rebondissements sont majoritairement faciles à anticiper. Mais un film high concept part souvent dans une direction inattendue et le spectateur se retrouve à devoir se creuser les méninges s'il espère deviner la suite et la fin.

Mais avec un film high concept a également plus de chances de tomber à plat si le concept n'est pas bien maîtrisé ou que le spectateur se sent gentiment floué en découvrant la chute. Vivarium tombe très légèrement dans cette catégorie de films, ceux dont le service après vente laisse parfois à désirer. Dans le cas présent, tout commence excellemment bien avec nos deux héros qui se retrouvent coincés dans cet étrange quartier et qui vont très rapidement découvrir que rien ne semble s'y dérouler comme dans le monde réel. Où sont-ils ? Comment en sortir ? Qui les a mis là et pourquoi ? Autant de questions qu'on se pose et dont on espère obtenir les réponses avant la fin du film. Et comme vous le voyez à la pastille jaune que nous lui avons remis, nous avons tout de même été globalement satisfaits de notre voyage au sein de Vivarium.

Pourtant nous avons été quelque peu déçus du nombre de zones d'ombres qui subsistent au moment de voir apparaître le générique de fin. Nous aurions aimé quelques rebondissements supplémentaires et un brin plus d'éléments pour éclaircir les zones d'ombre. En l'état, l'intrigue de Vivarium nous semble plus adaptée à un moyen-métrage qu'à un long, mais peut-être que vous ne serez pas du même avis que nous et que le côté extrêmement mystérieux, l'ambiance très "quatrième dimension" du scénario et l'interprétation des quelques acteurs vous suffiront largement pour considérer Vivarium comme un film très réussi.

Mais comme dit plus haut, nous avons nous aussi globalement aimé le film et nos critiques sont plus à prendre comme l'expression d'une certaine frustration qu'une véritable déception. Pastille jaune et une forte envie de voir le premier long-métrage horrifique de Lorcan Finnegan.

Arflane