Zoombies 2
de Glenn Miller (2019)
   04 Décembre 2019  

Après la pastille rouge de Pledges nous nous sommes dit qu'il était temps de voir Zoombies 2. Nous avions vu le premier fin mai 2016, et ne nous attendions pas franchement à voir poindre une suite. Sauf que cette "suite" est bien là, et qu'un zoo rempli d'animaux zombies cela reste terriblement attirant ! Sans oublier que le film est distribué par The Asylum !

Des braconniers entrent en douce dans une réserve d'animaux dans le but d'en attraper quelques-uns pour les revendre et s'enrichir. Sauf que le produit qu'ils utilisent pour neutraliser les bêtes a un effet secondaire inattendu, il transforment les animaux en zombies assoiffés de sang. Les braconniers et les gardiens de la réserve vont devoir unir leurs forces s'ils espèrent s'en sortir.

Sans être réellement une suite du premier Zoombies, Zoombies 2 se contente en fait de reprendre le concept d'un parc plein d'animaux qui vont se zoombifier et s'en prendre aux humains les entourant. Des employés de Zoo et quelques braconniers se retrouvent ainsi confrontés à une horde d'animaux en tous genres. Sur la base de cette intrigue simpliste et après avoir vu la qualité des effets spéciaux, nous aurions pu lui remettre immédiatement une jolie pastille rouge et nous tourner immédiatement vers le prochain film au programme. Nous ne sommes pas au niveau de Birdemic, mais les effets spéciaux de Zoombies 2 sont effectivement assez catastrophiques et l'apparition de pratiquement n'importe quelle bête porte plus à rire qu'à frissonner.

Mais, contrairement à Pledges hier, Glenn Miller (le réalisateur) tente bien d'insuffler un peu de rythme et d'action à son film. Les acteurs font également ce qu'ils peuvent pour nous convaincre qu'ils sont bien confrontés à des bêtes sauvages. Et c'est cette énergie déployée qui fait justement toute la différence. Car même si Zoombies 2 est un mauvais film, il parvient au moins à nous faire sourire et même à réellement nous divertir. Pas forcément de la manière escomptée initialement, mais le but est malgré tout atteint. Glenn Miller (ou Scotty Mullen le scénariste) aurait d'ailleurs pu pousser encore plus le côté comique de son film, en jouant encore plus sur le côté absurde de certaines scènes, mais il semble avoir tenté malgré tout d'insuffler un peu d'héroïsme à ses personnages et à son film. Vous jugerez par vous même si c'est réussi ou non.

Nous aurions probablement dû remettre une pastille rouge à Zoombies 2 pour lui donner une éventuelle visibilité. Mais pour marquer la différence avec Pledges d'hier, nous sommes obligés d'opter pour une pastille orange aujourd'hui. Car Zoombies 2 est malgré tout nettement meilleurs que Pledges. Nous voilà peut-être confrontés à l'extrême simplicité de notre méthode de notation, quatre pastilles ne suffisant évidemment pas à retranscrire toutes les nuances et différences.

Arflane