Bad Channels
de Ted Nicolaou (1992)
   17 Mars 2020  
Bad Channels sur IMDb  

Il est l’heure de notre rendez-vous bimensuel, notre plongée dans l’univers de Charles Band et de sa franchise Puppet Master, dont les frontières s’étendent un peu plus film après film. Après le policier miniature de Dollman et les jouets maléfiques de Demonic Toys, voici Bad Channels et son invasion extraterrestre.

Dan O’Dare est animateur radio et il commence tout juste à travailler sur une nouvelle station spécialisée dans le rock. Il lance les hostilités avec un marathon à l’antenne et une chaîne de télévision locale est là pour couvrir l’événement. Heureuse coïncidence vu que c’est exactement le moment qu’a choisi une soucoupe volante pour atterrir et ses extraterrestres d’occupants de prendre le contrôle de la station radio.

Avouez-le, le synopsis ci-dessus n’a rien de fou (le fond, pas la forme qui est évidemment irréprochable) et ne vous a pas immédiatement donné envie de vous jeter dessus. Pourtant, et contre toute attente, Bad Channels est de loin le meilleur des films de la franchise hors Puppet Master. Nous n’arrivons pas au niveau de Puppet Master 3 bien entendu – film qui restera certainement indétrôné – mais il s’agit d’un bol d’air frais bienvenu. Une histoire absurde d’invasion extraterrestre, dotée d’effets spéciaux dans la lignée des derniers films, et peuplée de personnages qui ne tentent même plus d’être vaguement réels dans leurs actions et réactions. Un sympathique délire auquel nous songeons sérieusement à remettre une pastille jaune !

Paul Hipp, dans le rôle de Dan O’Dare, fait un bon travail pour meubler le marathon dans lequel il est engagé, permettant à ses auditeurs de vivre en direct l’invasion en cours. Cela assure un certain rythme au film et nous évite habilement l’ennui. Sans parler des deux extraterrestres, aux apparences qu’on ne peut trouver que ridicule, qui font ce qu’ils peuvent pour enlever d’innocentes terriennes, des citoyens plus ou moins lambda qui se retrouvent mêlés à cette folle aventure, et quelques interludes musicales qui ne font pas avancer l'histoire mais qui sont sympathiquement délirantes.

Nous devrions remettre une grosse pastille orange à Bad Channels car il ne mérite pas vraiment mieux. Mais sa vision a été tellement plus agréable que les deux précédents de la franchise, et il leur est presque objectivement largement supérieur, ce qui nous a finalement convaincu de lui remettre une toute petite pastille jaune.

Inutile de préciser (mais nous allons le faire malgré tout) qu'il est important de le regarder en compagnie d’un groupe d’amis autour d’une série de bols remplis de chips, cacahuètes et diverses sucreries, sans parler des boissons accompagnant l’événement. Rassurez-vous, le bout du tunnel est à portée de vue, et nous allons prochainement pouvoir vous proposer Puppet Master 4 (sans aucune garantie de qualité). Mais avant cela, une dernière plongée particulièrement risquée s'offre à nous avec Dollman vs. Demonic Toys, un film dont le titre à lui tout seul nous donne la chair de poule.

Arflane