The Black House de Yoshimitsu Morita (1999)    21 Octobre 2019     

Semaine un peu particulière qui nous attend vu que nous ouvrons le bal avec un film qui nous a été recommandé par un ami. Il s'agit de The Black House, l'adaptation du roman de Yūsuke Kishi, un auteur que nous avons déjà croisé il y a quelques années avec l'adaptation d'un autre de ses romans, Lesson of the Evil. The Black House est donc notre premier film d'une semaine qui sera consacrée à des psychopathes, l'occasion de traiter quelques films que tous ne classeraient pas forcément dans l'horreur, mais plus souvent dans la catégorie thriller.

Wakatsuki travaille dans une assurance depuis environ un an et il ne connaît pas encore toutes les ficelle du métier. Et lorsqu'une femme l'appelle pour avoir des précisions sur les clauses d'une assurance vie, il ne sait pas encore que les jours qui vont suivre vont le plonger dans un véritable cauchemar. Mais Wakatsuki est un employé consciencieux, et il va tenter de garder les pieds sur terre pour sortir vivant de cette horrible situation.

En voilà un synopsis flou au possible ! Mais The Black House est une histoire assez simple dont l'intérêt ne réside pas dans la résolution d'une enquête, et nous aurions donc pu vous en dire plus sans gâcher votre plaisir. Mais nous préférons vous laisser le plaisir de la découverte si vous décidez de regarder le film. Restons donc vague dans nos descriptions, mais continuons à parler de ce qui nous intéresse le plus, les qualités et défauts de The Black House. Contrairement à la classification IMDB, qui ne considère le film que comme un film d'horreur, nous aurions tendance, pour notre part, à le considérer comme une comédie-horrifique. Et le terme horrifique est à prendre au sens le plus large du terme, car The Black House ne nous réserve que peu de moments effrayants (certains n'hésiteront pas à dire aucun).

Et le côté comique de l'entreprise repose essentiellement sur de l'absurde et sur des personnages extrêmement caricaturaux. Le film est certes japonais, et nous sommes habitués à une forme de jeu "exagéré", mais là nous avons clairement affaire à une volonté du réalisateur (et certainement de l'auteur du roman), de nous présenter des personnages étranges. Et l'ambiance du film repose essentiellement là-dessus. Le héros, par exemple, est en fait un bon gros anti-héros manquant cruellement de confiance en lui, et il se retrouve confronté à des individus terriblement louches qu'on soupçonne d'être fous et forcément dangereux.

Bons acteurs, bonne ambiance, réalisation réfléchie (elle accentue encore l'atmosphère étrange), The Black House possède toutes les qualités requises pour être un bon film. Reste maintenant à voir si vous êtes sensibles ou non à cette forme de cinéma et si le dangereux psychopathe qu'on y trouve vous fera frissonner ou au moins sourire. Nous remettons une pastille jaune à The Black House, et il va nous falloir jeter un oeil à d'éventuelles autres adaptations de Yūsuke Kishi dans le domaine horrifique.

Arflane