Bloodline
de Henry Jacobson (2018)
   13 Mars 2020  
Bloodline sur IMDb  

Connaissez-vous Sean William Scott ? L’acteur est plutôt connu pour ses participations à des comédies adolescentes (les American Pie, Road Trip, et d’autres). Mais l’homme se fait vieux (né en 1976) et ne peut donc plus se contenter de ce genre de films. Même s’il continue à jouer dans des comédies (plus adultes), il se diversifie désormais un peu et s’essaie à d’autres genres comme l’horreur. C’est là qu’intervient Bloodline.

Evan Cole, est conseiller d’orientation (ou psychologue) dans un lycée où il tente d’aider des étudiants en difficultés. Entre parents (ou membres de la famille) violents, alcooliques, drogués, il a fort à faire. Mais Evan Cole n’aime pas qu’on se comporte mal avec un enfant et ne peut s’empêcher de prendre les choses en main pour que la situation change.

Au moment d’entamer cet article, nous ne savons pas encore réellement quelle note nous désirons remettre à Bloodline. Le film a quelques qualités et quelques défauts, et l’ensemble tient relativement la route quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense. Un film très moyen qui aurait immédiatement reçu notre pastille bleue si une cinquième pastille de cette couleur existait et qu’elle était coincée entre la orange et la jaune. Mais pas de bleu à l’horizon, il va nous falloir trancher.

Il est tout d’abord intéressant de voir Sean William Scott dans un registre différent. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il nous a convaincu sur la base de Bloodline, mais nous sommes prêts à lui donner une autre chance s’il participe à un autre film d’horreur à l’avenir (il avait déjà joué dans Destination Finale en 2000). L’intrigue est vaguement originale de par le métier du personnage principal, mais elle est désespérément classique de par son déroulement. Deux petits rebondissements viennent nous réveiller à mi-parcours et à la fin, mais le reste du scénario ronronne tout tranquillement.

Prévisible et jouant un peu maladroitement sur des thématiques moralisatrices (la drogue, l'alcool et la violence, c'est mal !), Bloodline manque donc d'un peu de subtilité pour se hisser au-dessus du lot et nous convaincre qu'il mérite en fait une pastille jaune. Mais comme notre hésitation est censée vous le montrer, les défauts de Bloodline ne sont pas non plus légion et il se regarde très facilement. Le fait d'être embarqué dans une virée relativement confortable qui ne secoue pas trop et dont les rebondissements sont peu nombreux n'est pas le pire des défauts, et Bloodline pourrait donc parfaitement correspondre à vos goûts ou à vos envies en ce moment (ne serait-ce que pour voir ce que Sean William Scott vaut dans ce registre).

Nous lui remettons finalement une pastille orange car ses défauts pèsent plus lourd que ses qualités mais cela se joue à peu de choses. N'hésitez pas à donner malgré tout sa chance à Bloodline si le coeur vous en dit.

Arflane