The Boy : La Malédiction de Brahms
de William Brent Bell (2020)
   01 Juillet 2020  
The Boy : La Malédiction de Brahms sur IMDb  

Il fut (de mémoire) l'un de nos films du moment et nous avons tardé à le voir pour vous en parler, mais aujourd'hui est enfin le jour où nous vous proposons notre article consacré à The Boy : La Malédiction de Brahms. Un film un peu particulier qui nous a poussé à nous gratter le crâne à quelques reprises. Si vous n'avez pas vu The Boy, premier film de cette série, méfiez-vous de notre article, spoilers en vue.

Liza, Sean et Jude forment une famille heureuse et harmonieuse jusqu'au jour où des cambrioleurs s'introduisent dans leur maison en l'absence de Sean. Liza est blessée dans la mésaventure et Jude et elle en ressortent sérieusement traumatisés. Liza cauchemarde toutes les nuits et Jude ne parle plus, s'exprimant par écrit sur un bloc de papier. Ils décident de partir pour quelques temps à la campagne, changer d'air et d'ambiance, pour tenter de retrouver un peu de calme et de normalité. Mais ils sont loin de se douter que la maison qu'ils ont loué est voisine de celle où une autre tragédie s'est déroulée.

William Brent Bell était déjà à la tête du premier The Boy, en compagnie de la même scénariste Stacey Menear, et ils ont décidé de remettre le couvert pour une suite. Mais comment écrire la suite d'un film dont les mystères semblent avoir été dévoilés à la fin du premier volet ? L'on sait que le vrai Brahms vivait dans les murs de la maison et que c'est lui qui déplaçait la poupée et les divers objets de la demeure, ce qui avait poussé Greta à la croire vivante ou au minimum possédée. Arrive alors The Boy 2 (pour faire simple) et les spectateurs avertis que nous sommes sont en droit de se demander à quelles sauces l'on va tenter de les manger.

Car si Brahms (l'homme, pas la poupée) est encore vivant dans sa grande demeure, il va jeter son dévolu sur notre famille de héros et les malmener quelque peu. Pas très sympa pour eux, mais définitivement pas très horrifique pour nous vu que nous savons déjà que c'est lui le coupable. Et si c'est Brahms (la poupée, pas l'homme) qui est à la manoeuvre cette fois, pourquoi n'était-elle qu'une poupée dans le premier film ? Sans parler des traumatismes subits par Liza et Jude qui sont extraordinairement pratiques dans le contexte. Liza cauchemarde qu'un ou des hommes l'attaquent (peut-être Brahms, qui sait), et le jeune Jude ne parle à personne (à moins qu'il ne se mette justement à parler avec Brahms).

Tout est un peu trop simple et calibré dans cette suite. Des rebondissements prévisibles, des trous bien pratiques à combler, et une chute qui se veut ingénieuse mais qui pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, ce qui est toujours très frustrant (d'autant plus que nous doutons qu'ils osent nous proposer un The Boy 3, mais sait-on jamais). Pourtant les actrices et acteurs sont bons (cela faisait longtemps que nous n'avions plus croisé Katie Holmes), le film est bien réalisé et les décors sont beaux, mais tout cela semble quelque peu vain tant le scénario trébuche et hésite tout au long de The Boy : La Malédiction de Brahms.

Peut-être aurait-il mieux valu ne pas créer une suite à The Boy car le sujet ne s'y prête pas bien. Ou peut-être que Stacey Menear aurait du écrire un scénario plus bête et méchant pour verser dans une horreur plus simple et visuelle. Nous aurions pu remettre une toute petite pastille jaune au film pour ses qualités, mais nous préférons souligner ses trop nombreux défauts et sa chute un peu bâclée en lui remettant une pastille orange.

Arflane