The Bride
de Svyatoslav Podgaevskiy (2017)
   02 Juillet 2020  
The Bride sur IMDb  

Pourquoi tant de films américains ? N'y a-t-il pas d'autres industries du cinéma dans le monde méritant un détour, un coup d'oeil ? Pour vous avoir déjà proposé un mois entier sans film étasunien, nous savons qu'il est possible d'éviter les production hollywoodiennes et que le cinéma mondial regorge d'imagination et d'idées. Nos détours et égarements de ces derniers temps nous ont fait croiser la route de films tchécoslovaques, japonais, italiens, espagnols ou même issus de l'Union Soviétique, et c'est pourquoi, lorsqu'on nous a suggéré de regarder un film russe, nous n'avons pas hésité une seconde.

Nastya et Ivan (ou Vanya) vont se marier et leur avenir semble être fait de bonheur, de plaisirs et de joies. Mais avant cela, ils doivent rendre une petite visite à la famille d'Ivan, dans un coin un peu reculé. Sa famille est un peu particulière et aime respecter un certain nombre de coutumes et rituels lorsqu'il s'agit de mariages, et Ivan semble peu enclin à rester à et soumettre Nastya à tout cela. Mais quitter la famille n'est pas toujours aussi simple qu'on l'aimerait.

Il est amusant que nous ayons visionné The Bride juste après The Boy : La Malédiction de Brahms, car les deux films souffrent d'un défaut assez similaire. Nous ne vous en avons pas parlé dans notre petit synopsis, mais l'intrigue de The Bride repose sur un postulat, présenté dans la scène d'introduction du film, selon lequel un certain procédé photographique permettrait de capturer l'âme de la personne photographiée. La même scène d'introduction nous présente (et nous nous permettons d'en parler car ce sont réellement les première minutes du film) une femme morte, dont l'âme a été "préservée" grâce au procédé photographique, reprendre vie suite à un petit tour de passe-passe. Le réalisateur (qui est aussi le scénariste du film) Svyatoslav Podgaevskiy nous donne un peu trop d'informations trop tôt dans son film et cela nous permet d'anticiper bien trop de rebondissements.

Le film et son intrigue perdent du coup un peu de leur intérêt dans la mesure où l'ont voit les personnages tourner autour d'un pot qu'on a nous même déjà repéré, soupesé et examiné dans tous les sens. Il ne nous reste plus, ensuite, qu'à attendre que Nastya nous rattrape dans sa compréhension de l'intrigue pour voir comment tout cela se termine. Pourtant, comme dans le cas de The Boy 2, les décors sont beaux et bien filmés et l'ensemble aurait pu donner lieu à un bon film d'horreur si le scénario avait été mieux maîtrisé. Triste constat, de se dire qu'autant de moyens ont été mis à disposition d'un projet qui, dès l'écriture, était mal embarqué. Preuve, une nouvelle fois, qu'il ne faut pas rater les cours d'écriture et que la pré-production pèse lourd dans la qualité finale d'un film.

The Bride peut vous plaire si vous êtes fans de l'un ou l'autre des acteurs y figurant, ou si vous suivez activement la carrière de Svyatoslav Podgaevskiy. Sinon, il faudrait que vous soyez un nouveau venu dans l'univers du fantastique et de l'horreur pour être vraiment subjugués par le film. Nous lui remettons une pastille orange mais tenterons malgré tout, si l'occasion se présente, de vous proposer d'autres films russes.

Arflane