Misery de Rob Reiner (1990)    23 Octobre 2019     

Au moment de chercher notre troisième et dernier film de la semaine, nous nous sommes demandé quel célèbre psychopathe du cinéma nous pourrions bien vous proposer. Nous aurions pu nous attaquer à Psychose 2 pour côtoyer Norman Bates une nouvelle fois, ou enchaîner avec Le Silence des Agneaux pour mieux faire connaissance avec Hannibal Lecter (nous attendrons de lire le roman pour vous proposer ce film), mais c'est finalement vers la douce et charmante Annie Wilkes que nous nous sommes tournés. Troisième film pour autant d'adaptations de romans, à croire que seuls les écrivains aiment les êtres humains évoluant dans des zones particulièrement sombres.

Paul Sheldon est un écrivain à succès essentiellement grâce à sa série de livres consacrés à Misery. Mais il aimerait passer à autre chose et a donc tué son héroïne dans son dernier roman. Il vient d'ailleurs de terminer un nouveau roman, quelque chose de différent, et quitte le coin reculé de nature où il l'a écrit pour retourner en ville. Mais c'est compter sans le blizzard qui s'est abattu sur la région et ce moment où Paul perd le contrôle de sa voiture et effectue une sortie de route. Une femme, Annie Wilkes, va le tirer de ce mauvais pas. Mais il va rapidement se rendre compte qu'il aurait peut-être mieux valu mourir de froid dans la carcasse de sa voiture.

Pour une fois nous nous sommes lâchés dans notre synopsis et vous avons pondu un petit résumé de 122 mots ! Misery étant un film extrêmement connu vous l'avez certainement déjà tous vu et en connaissez parfaitement l'histoire, mais pour les deux du fond, ceux qui se sont endormis durant la projection, nous gardons le secret sur le déroulement de l'intrigue. Misery est évidemment basé sur un roman de Stephen King (après Dans les Herbes Hautes la semaine dernière, l'homme est partout !), et il s'agit de l'un de ses nombreux récits où il met en scène (ou en page) un écrivain. Un romancier à succès comme lui, qui se retrouve dans une épineuse situation.

L'intrigue de Misery est simple, aurait presque pu se résumer à un huis-clos (pourrait aisément être adapté en pièce de théâtre si cela tente quelqu'un), et repose essentiellement sur trois acteurs. Presque un face à face entre Sheldon et Wilkes, un duel dont l'un des rebondissements devrait vous faire grincer des dents voir même détourner le regard de l'écran. C'est dans cette simplicité que Misery trouve sa grande efficacité. Pas de monstres, pas de créatures étranges, pas de fantôme, juste une bonne vieille psychopathe que personne n'aimerait avoir pour voisine.

Misery est un excellent film (pas forcément classé comme film d'horreur d'ailleurs) que nous vous recommandons sans restriction et auquel nous remettons évidemment une pastille verte. Ainsi s'achève notre semaine consacrée (rapidement) aux psychopathes, mais dans le domaine de l'horreur on en croise extrêmement régulièrement, nous en aurons certainement au moins un au programme de la semaine prochaine.

Arflane