Puppet Master : Axis of Evil
de David DeCoteau (2010)
   14 Août 2020  
Puppet Master : Axis of Evil sur IMDb  

Notre dernière rencontre avec la franchise Puppet Master datait de 2004, avec Puppet Master vs. Demonic Toys, une étrange histoire où un pseudo descendant de Jean-Paul Toulon se retrouvait confronté aux jouets maléfiques de la franchise voisine. Un film qui n'a pas eu de descendance et ce n'est que six ans plus tard qu'on vit arriver Puppet Master : Axis of Evil, une sorte de retour aux sources.

Danny Coogan est frustré. Il souffre d'un handicap qui l'empêche d'être enrôle dans l'armée américaine et d'aller se battre en Europe ou au Japon contre les nazis et leurs alliés. Son frère est sur le point de partir au front et il va se retrouver tout seul et laissé pour compte. Mais Danny, qui a mis la main sur la vieille malle qui appartenait à André Toulon, va se rendre compte que des nazis ont infiltrés une usine d'armement américaine et il va tout faire, aidé par les poupées de Toulon, pour leur mettre des batons dans les roues.

Nous parlons de retour aux sources dans notre introduction et vous aurez compris que c'est des Nazis dont nous parlons. En effet, les meilleurs films de la franchise jusque-là ont été ceux qui avaient trait, de près ou de loin, aux nazis et à la deuxième guerre mondiale. Ce dixième film de la franchise l'a bien compris, tente de faire table rase du passé en ne tenant compte que du tout premier Puppet Master, et nous emmène dans une histoire uchronique que les passionnés d'Histoire vont savourer.

Tout y est très cliché (si ce n'est l'apparence des deux officiers nazis qui ne sont pas blonds aux yeux bleus), exagéré et une nouvelle fois presque enfantin dans la simplicité des rebondissements et les comportements des personnages. Ajouter un peu de complexité aux personnages et aux intrigues ne ferait pas de mal aux Puppet Master, mais nous doutons que les budgets serrés de Full Moon Features ne soit compatibles avec un tel souhait. Puppet Master : Axis of Evil ne brille pas particulièrement par l'utilisation qui y est faite des poupées de Toulon, une nouvelle fois gentiment annexes à l'histoire (à part deux ou trois petites scènes où leur héroïsme hors norme est mis en avant), mais il se démarque malgré tout par l'ampleur de son intrigue. Rien de fou non plus, restons réalistes, mais tout de même bien au dessus de la plupart des films de la franchise.

Danny Coogan, sa famille, sa petite-amie, la guerre, les nazis, les japonais, une usine d'armement et un plan machiavélique pour sauver le troisième Reich de la déroute ! Autant d'éléments auxquels le spectateur a droit en quatre-vingt-trois minutes, c'est assez rare et exceptionnel pour être mentionné et pour mériter une toute petite pastille jaune. Non que Puppet Master : Axis of Evil la mérite en lui-même, mais dans le cadre de la franchise c'est une note raisonnable qui montre que nous avons affaire ici à l'un des tout meilleurs films mettant en scène les poupées d'André Toulon.

Aussi fou que cela puisse paraître, nous arrivons pratiquement au bout de notre exploration de la franchise. Il ne nous reste plus qu'à visionner les deux suites de Puppet Master : Axis of Evil, sous-titrées Axis Rising et Axis Termination, avant d'en finir avec le remake/reboot sorti en 2018. Dépêchons-nous avant qu'ils n'aient l'idée d'en réaliser un autre.

Arflane