Puppet Master : The Legacy
de Charles Band (2003)
   22 Juin 2020  
Puppet Master : The Legacy sur IMDb  

Parlons peu et ne prenons même pas la peine de parler particulièrement bien. Nous aimerions être aussi détachés que Charles Band l'a été au moment de "réaliser" ce huitième Puppet Master, mais arriver à un tel niveau de relâchement n'est pas donné à tout le monde. Il faut être en mesure de n'en avoir absolument rien à faire et de garder le sourire malgré tout. Garder la tête haute tout en sachant qu'on est en train de se moquer ouvertement de la Terre entière (ou en tout cas de tous les être humains qui ont décidé de jeter un oeil à son film). Chapeau monsieur Charles Band.

Puppet Master : The Legacy nous raconte toute l'histoire d'André Toulon, depuis le jour où il a appris à donner vie à ses poupées jusqu'au jour de sa mort ... et même au-delà. Un passage en revue des sept premiers films de la série et des événements et rebondissements s'y déroulant.

Pourquoi ce film ? Pourquoi Puppet Master : The Legacy ? Charles Band et sa compagnie étaient-il à ce point au fond du trou qu'ils aient décidés de nous pondre un huitième chapitre de la franchise qui n'en est pas réellement un ? Un fil conducteur existe bien avec une enquêtrice/tueuse qui tente de percer le secret de Toulon alors qu'on lui raconte de A à Z tout ce qui s'est déroulé depuis un bon demi-siècle. Mais il ne présente aucun intérêt, ne faisant pas réellement progresser l'intrigue globale, et si vous avez, comme nous, vu tous les autres Puppet Master de la série jusque-là, vous n'avez certainement pas besoin qu'on vienne vous rafraîchir la mémoire.

Puppet Master : The Legacy est une grosse plaisanterie, une tentative éhontée de gagner quelques dollars sur le dos de spectateurs courageux (pour être encore présent au huitième film de la saga il faut être quelqu'un d'exceptionnel) et généreux. Il mériterait une pastille orange s'il existait par lui-même et qu'on nous y racontait une longue histoire à grands coups de flashbacks, mais vu que tout ce qu'on y découvre est récupéré dans les sept premiers films de la franchise et qu'on ne nous donner qu'une trentaine de minutes de nouvelles images inintéressantes, vous imaginez bien que nous sommes obligés de lui remettre une grosse pastille rouge et même d'adresser un sérieux avertissement à Charles Band pour avoir osé ! Mais ce huitième Puppet Master semble bel et bien marquer un tournant dans la série. Les poupées ont été vendues aux enchères par la suite et dans les prochains films ce sont de nouvelles versions qu'on découvrira à l'écran. La théorie des problèmes financiers semble se confirmer.

Inutile de poursuivre cet article plus longtemps, nous n'avons pas spécialement envie de passer plus de temps à en parler que Charles Band à écrire le scénario de son film. Puppet Master reçoit donc la première pastille rouge à ce jour et doit désormais renaître de ses cendres ou dépérir à jamais.

Arflane