Scary Stories de André Øvredal (2019)    04 Novembre 2019     

N'étant pas sûrs de pouvoir vous proposer trois articles la semaine dernière, et ne voulant pas être pris de courts pour celle-ci, nous avons décidé de n'en écrire que deux la semaine dernière et vous réserver Scary Stories pour celle-ci. Un film d'horreur "pour enfants" qui nous a immédiatement fait penser à Chair de Poule. Et vu que nous n'avions pas encore traité Chair de Poule 2 : Les Fantômes d'Halloween, vous pouvez vous attendre à le voir pointer le bout de sa pellicule dès demain. Mais aujourd'hui, quelques jours après Halloween, nous nous penchons sur d'effrayantes histoires racontées à des enfants, un programme alléchant.

Stella, Auggie et Chuck en ont assez d'être victimes des mauvais coups des jeunes populaires du coin et ils décident d'utiliser la fête d'Halloween pour se venger. Ils ont échafaudé un plan machiavélique qu'ils espèrent bien voir se dérouler sans accrocs. Mais leur espièglerie va les rendre très impopulaires et ils doivent alors se faire très discrets pour le reste de la soirée. Ils décident alors d'aller faire un tour dans la maison hantée du coin. Une très mauvaise idée.

Scary Stories (titré Scary Stories to Tell in the Dark en anglais, probablement trop long pour nous autres francophones), est bien un film d'horreur "pour enfants". Par "pour enfants", nous ne voulons évidemment pas dire que vous pouvez le montrer à votre fils de 7 ans, mais plutôt qu'il s'agit surtout d'un film fantastique mettant en scène des adolescents et que les aventures qu'ils vivent, bien que déplaisantes, ne devraient pas vous faire trembler de peur devant votre écran. Mais il peut s'agir d'un bon film à montrer à de plus jeunes spectateurs (nous vous laissons juge de l'âge approrié à avoir évidemment) pour les initier à notre genre préféré.

Au programme de Scary Stories, une série de légendes urbaines mises bout à bout, presque à la manière d'un film à sketchs. Les histoires sont relativement classiques, mais elles sont suffisamment nombreuses pour que les rebondissements s'enchaînent, et voir les jeunes héros tenter de trouver la solution qui les sortiras de leur pétrin s'avère donc raisonnablement divertissant. Rien de fou pourtant, et Scary Stories ressemble par instants à un film auquel nous aurions remis une pastille orange. L'intrigue manque par moment de liant (ce qui n'a rien d'étonnant lorsqu'on voit que pas moins de cinq scénaristes ont participé à son élaboration, sans compter Alvin Schwartz qui a écrit le roman sur lequel tout cela est basé), et la chute est un peu gentillette et convenue. Mais cela ne suffit tout de même pas à plomber l'ensemble, et Scary Stories reste tout à fait regardable.

Nous lui remettons une petite pastille jaune et enchaînons donc directement avec un deuxième film se déroulant à Halloween, notre manière à nous de vous proposer quelque chose de vaguement thématique (à d'avoir le temps de vous proposer sept films, en autant de jour, pour bien marquer le coup).

Arflane